2. Ils m’ont dit : la veuve a donné avec foi, imite-la.                                                              Réponse: on peut imiter le geste, mais jamais le coeur. 

La veuve apparaît et met deux petites pièces dans le tronc. Jésus précise bien que c’est tout ce qu’elle a pour vivre. Il va de soi que cette pauvre veuve du 1er siècle en Israël et celle du 21ème siècle au Congo ont été pétries du même enseignement, victimes du même type de dérobeurs et de dévoreurs, et ce à 20 siècles d’intervalle. ‘Donner de son nécessaire à Dieu’,  les scribes l’ont enseigné aux veuves de leur époque pour pouvoir les dépouiller.

Il y a une différence subtile mais de taille entre la veuve des évangiles et celle du congo. Bien que victime d’un enseignement stimulé par les basses intentions des scribes, l’héroïne du Seigneur a donné malgré tout avec foi. Comment le sait t-on ? Lorsque Jésus la cite il voit son acte d’un œil positif, or sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu. (Hébreux 11 :6). Il est évident qu’elle lui est agréable. Il l’a évaluée, il l’a pesée dans la balance et elle n’a pas été trouvée légère. Elle a été une lumière qui a ébloui le Seigneur en personne. Les dons d’apparat des riches ont fait briller de manière plus éclatante le discret sacrifice de la veuve biblique. La veuve du Congo de son côté a cru donner avec foi mais ce n’est point le cas. Elle imitait la foi d’une autre et s’attendait en plus à recevoir quelque chose en retour. Elle a donné avec intérêt et non pas avec foi. La foi ne s’invente pas, on l’a ou non au moment de l’action. Elle ne consiste pas à dire “je donne parce que je sais que Dieu me bénira en retour, mais plutôt je “fais” en sachant que c’est ce qu’Il me demande”.

Leçon deux : Le don de soi c’est mieux avec la foi.

   3. Ils m’ont dit : Tu dois payer ta dime même si c’est ton nécessaire.

Réponse  : Paul dit le contraire. 

Je connais au moins une femme qui est obligé de recourir aux crédits pour payer sa dime et toutes les autres offrandes exigées par son assemblée. Il est normal de participer aux dépenses lorsque l’on fréquente une assemblée. Eau, électricité, chauffage, produits ménagers, matériel, mobilier etc. tout cela coûte de l’argent. Si vous aimez en profiter vous devez aussi mettre la main à la poche, c’est une question d’honnêteté. La gratuité des choses matérielles est un leurre. Il nous est aussi demandé de faire participer à tous nos biens ceux qui nous enseignent (Galates 6). S’ils triment à l’expansion de l’Evangile, ils doivent pouvoir en vivre. Ce n’est pas une honte pour eux, c’est La Parole qui le dit. Cependant, les Ecritures ne disent pas que l’homme de Dieu doive être plus riche que vous ou le plus fortuné de l’assemblée. Les premiers apôtres en sont une preuve suffisante.

2 Corinthiens 8 12La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu’elle peut avoir à sa disposition, et non de ce qu’elle n’a pas. 13Car il s’agit, non de vous exposer à la détresse pour soulager les autres, 14mais de suivre une règle d’égalité. 

Jésus ne peut pas vous demander d’ôter à votre fils un repas par jour afin que le berger et sa famille puissent en faire cinq par jour. On va sans doute vous citer l’exemple de la veuve de Sarepta. Mais qui  vous montrera Elie qui ressuscite son enfant ?  Pourquoi donc celui qui vous demande de donner sans vous inquiéter du lendemain s’inquiète t-il du lendemain ? S’il amasse pour lui et sa famille c’est bien parce qu’il veut assurer son lendemain.  Les dons de nos jours vont toujours dans un seul sens tandis que dans l’église primitive tous les biens, (ceux des bergers compris) étaient mis ensemble et partagés à chacun selon ses besoins (Actes chapitre 3), ce qui signifie que personne n’en avait trop et que personne n’en avait pas assez. Les bergers n’en avaient pas plus que les brebis. Que se passe t-il aujourd’hui ? Un grand nombre de leaders profitent des offrandes au dépend des frères et sœurs, comme les élus politiques qui jouissent sans retenue de privilèges indécents tout en demandant au peuple de « faire des efforts ». Une certaine élite ecclésiastique s’octroit à elle seule la mise en commun du ‘nécessaire’ de nombreuses femmes qui elles se retrouvent à découvert tous les mois. Faites le compte : études, santé, vêtements, nourriture, maison propre etc. quel nécessaire de vos enfants avez-vous sacrifié cette semaine à l’autel de l’inutile? Si le principe biblique de partage était appliqué aucune femme ne s’inquiéterait du lendemain.

Leçon trois : Ton nécessaire n’est pas destiné à être le superflu d’un autre, mais tu peux le partager avec ceux qui n’ont même pas de nécessaire.

Jacques 1 :27

27La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du  monde. 

FEMME MULET