Auteur : Ami Rougé

Actes chapitre 9 versets 36 à 42. 

36Il y avait à Joppé, (ou Jaffa dans certaines versions) parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui signifie Dorcas (gazelle en français) : elle faisait beaucoup de bonnes oeuvres et d’aumônes37Elle tomba malade en ce temps-là, et mourut. Après l’avoir lavée, on la déposa dans une chambre haute. 38Comme Lydde est près de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, envoyèrent deux hommes vers lui, pour le prier de venir chez eux sans tarder. 39Pierre se leva, et partit avec ces hommes. Lorsqu’il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute. Toutes les veuves l’entourèrent en pleurant, et lui montrèrent les tuniques et les vêtements que faisait Dorcas pendant qu’elle était avec elles. 40Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux, et pria; puis, se tournant vers le corps, il dit: Tabitha, lève-toi! Elle ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s’assit41Il lui donna la main, et la fit lever. Il appela ensuite les saints et les veuves, et la leur présenta vivante. 42Cela fut connu de tout Joppé, et beaucoup crurent au Seigneur. 

Nous ne pouvons pas établir une loi divine ou une doctrine à partir d’une simple histoire biblique. Le texte qui nous relate ce qui arriva à Tabitha ne peut donc être interprété que dans un sens littéral ou existentiel (1).

L’histoire de Tabitha est une inspiration; elle regorge de leçons spirituelles et pratiques pour le croyant de notre siècle.Voici sept réflexions que l’on peut en tirer.

1-La foi et les oeuvres : le duo formidable

Les veuves pleuraient la mort d’une femme qui leur avait été utile. Par ses aumônes et les vêtements qu’elle cousait, Tabitha avait été pour elles toutes un soutien et un encouragement. Nous n’avons pas à soupçonner un quelconque matérialisme chez les veuves. Elles reconnaissaient tout simplement l’utilité de la personne décédée. La Bible aussi accorde de l’importance aux activités de la défunte : le texte nous introduit Tabitha en liant directement sa foi en Christ aux oeuvres qu’elle pratiquait. Nous sommes sauvés uniquement par la grâce au moyen de la Foi (Ephésiens 2:8), c’est sans appel. Toutefois, nos oeuvres montrent notre foi et cela aussi est sans appel. La Bible nous encourage sans cesse à adjoindre des actions à notre foi. Jacques 2: 26 nous dit : Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte. Il ne s’agit pas ici de ‘parler en langues’, ou de jeûnes de quarante jours, ou de prières ultra spirituelles. Il ne s’agit pas non plus d’activités commandées par l’Ego ou par autrui. Les oeuvres auxquelles Jacques fait références sont celles préparées d’avance par Dieu afin que nous les pratiquions. (Ephésiens 2: 10) Connaissant le coeur de notre Seigneur, elles  seront forcément tournées vers notre prochain de quelque manière que ce soit.

Quelles sont les bonnes oeuvres que Dieu a mises devant toi ? Qu’en fais-tu ? Tu n’as pas à les inventer ni à leur courir après, car c’est Dieu qui les prépare et les place devant toi. Il te suffit tout simplement de savoir les discerner et d’y entrer tout en te souvenant de la douceur de Son joug et de la légèreté de Son fardeau. (Matthieu 11:30).

Devant le grand nombres des oeuvres qui semblent nous attendre, il est intéressant de noter qu’un seul duo tutoie la perfection: la religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. Jacques 1: 27.

On est sauvé sans les oeuvres, mais que c’est formidable d’être sauvé en pratiquant les oeuvres du Christ !